Toute l'actualité

// Publié le 08 janvier 2016

L'année 2016 promet d’être riche en partages. Nous vous tiendrons informés des avancements et comptes rendus des différents sujets et problématiques abordés.

Nos réunions et échanges du mois de janvier :

  • 05 janvier : FMFC-CNFPT // Formation des dirigeants et des enseignants.
  • 08 janvier : FMFC-CAGB // Problématiques de la fonction employeurs des établissements d'enseignement et de pratique musicale.
  • 15 janvier : FMFC-Festival International // Partenariat travail en réseau
  • 18 janvier : Bureau de la FMFC
  • 19 janvier : CA FMFC-Jura
  • 20 janvier : FMFC-FSMA-CMF // Calliope et Euterpe (Note d'opportunité N°2)
  • 21 et 22 janvier : FMFC-DIDACTION // Travail sur le référentiel des compétences et sur les fiches métiers des professeurs de musique, des coordinateurs et chefs d'orchestre dans les établissements associatifs.
  • 25 janvier : Soirée débat sur la fonction "employeur" des établissements d'enseignement et de pratique musicale.

Nos réunions et échanges du mois de février :

  • 01/02 février : Travail Calliope et Euterpe (Note d'opportunité N°2)
  • 04/05/06/07 : Maurice Llurda, Président de la FMFC au salon Musicora (Paris)
  • 12 février : Rencontre CRR du Grand Besançon et équipe régionale de la FMFC
  • 17 février : Comité de Région à Paris
  • 18 février : Rencontre Profession Sport & Loisirs 25
  • 22 février : Comminssion Formations Professionnelles

Les premières dates pour le mois de mars :

  • 08 mars : Comité d'Adhérents à Poligny
  • 09 mars : Commission Finacière à Paris
  • 10 mars : CMF Bureau
  • 14 mars : Travail Calliope et Euterpe (Note d'opportunité N°2)
     
// Publié le 07 janvier 2016

L'un des derniers géants de l'histoire de la musique vient de disparaître. Dans la nuit de mardi à mercredi 6 janvier, Pierre Boulez est mort à son domicile de Baden-Baden en Allemagne. Homme aux multiples facettes, il était l'une des personnalités les plus influentes du monde musical.

Ses ennuis de santé s'étaient intensifiés ces dernières années, Pierre Boulez est mort ce mardi 5 janvier à l'âge de 90 ans. Le décès a été annoncé par sa famille via un communiqué diffusé par la Philharmonie de Paris, dont il était l'initiateur.

"Pour tous ceux qui l'ont côtoyé et qui ont pu apprécier son énergie créatrice, son exigence artistique, sa disponibilité et sa générosité, sa présence restera vive et intense", indique la famille du compositeur et chef d'orchestre.

Connu et joué dans la monde entier, Pierre Boulez est considéré comme l'une des personnalités les plus influentes du monde musical, notamment contemporain, depuis les années 1950.

Né en 1925 à Montbrison (Loire), il entreprend des études en classe de mathématiques spéciales avant de se tourner vers la musique en 1942 et s'installe à Paris où il sera admis, deux ans plus tard, dans la classe d'harmonie d'Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique.

En 1946, nommé directeur de la musique de scène de la Compagnie Renaud-Barrault, il compose la Sonatine pour flûte et piano, la Première Sonate pour piano et la première version du Visage nuptial pour soprano, alto et orchestre de chambre, sur des poèmes de René Char. Dès lors, sa carrière de compositeur s'affirme.

En 1953 naissent les Concerts du Petit Marigny qui prendront l'année suivante le nom de "Domaine Musical", dont il assurera la direction jusqu'en 1967. En 1966, sur l'invitation de Wieland Wagner, il dirige Parsifal à Bayreuth, puis Tristan et Isolde au Japon. En 1969, Pierre Boulez dirige pour la première fois l'Orchestre philharmonique de New York, dont il prendra la direction de 1971 à 1977, succédant à Leonard Bernstein. Parallèlement, il est nommé chef permanent du BBC Symphony Orchestra à Londres, fonction qu'il assume de 1971 à 1975.

A la demande du président George Pompidou, Pierre Boulez accepte de fonder et de diriger l'lnstitut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam), qui ouvrira ses portes à l'automne 1977. En 1975, Michel Guy, secrétaire d'Etat aux Affaires culturelles, annonce la création de l'Ensemble Intercontemporain (EIC), dont la présidence est confiée à Pierre Boulez.

En 1976, il est invité à Bayreuth pour diriger la Tétralogie de Richard Wagner, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, pour la célébration du centenaire du Ring. Cinq années de suite, il dirigera cette production, qui sera ensuite enregistrée sur disque et en cassette vidéo.

Nommé en 1976 professeur au Collège de France, il est également l'auteur de nombreux écrits sur la musique. En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de Lulu d'Alban Berg, à l'Opéra de Paris. Parallèlement, Pierre Boulez s'associe à d'autres projets importants pour la diffusion de la musique, telles les créations de l'Opéra de la Bastille et de la Cité de la musique à la Villette.

En 1988, il réalise une série de six émissions télévisées : Boulez XXe siècle. Dans le cadre du festival d'Avignon, il dirige Répons à la carrière Boulbon et est le compositeur invité du centre Acanthes, à Villeneuve-lès-Avignon, où il donne une série de cours de direction d'orchestre.

En 1992, Pierre Boulez décide de quitter la direction de l'Ircam pour se consacrer à la direction d'orchestre et à la composition. Il signe un contrat d'exclusivité avec Deutsche Grammophon et continue son imposante discographie avec les plus grands orchestres.
En août de la même année, le festival de Salzbourg lui consacre une programmation exhaustive consistant en concerts avec l'Ensemble Intercontemporain et l'Ircam, et avec des formations symphoniques.


Photo : Alexander Schlee "Alfred Schlee rencontre Pierre Boulez"

Invité régulièrement aux festivals de Salzbourg, de Berlin et d'Edimbourg, l'année de son soixante-dixième anniversaire est marquée par un cycle de concerts pour l'inauguration de la Cité de la musique à la Villette, une grande tournée mondiale avec le London Symphony Orchestra (Londres, Paris, New York, Tokyo), une série de concerts au Japon avec quatre orchestres différents et la production de Moïse et Aaron à l'Opéra d'Amsterdam, dans une mise en scène signée Peter Stein.

Ses principales oeuvres réalisées à l'Ircam sont Répons (1981-1988) pour six solistes, ensemble et ordinateur, créée dans sa version finale lors du festival d'Avignon en 1988 et qui obtiendra un Grammy Award pour la meilleure composition contemporaine en 1998, Dialogue de l'ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation, Explosante-fixe pour flûtes, ensemble et ordinateur (1991-1995), Anthèmes 2 (1997), pour violon et dispositif électronique.

>>> La vidéo de Répons

Ses dernières compositions sont Sur Incises, créée en 1998 au Festival d'Édimbourg, et Dérive 2, dont la dernière version a été créée en juillet 2006 au au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence. En juillet 1998, il dirige au festival d'Aix-en-Provence une nouvelle production du Château de Barbe-Bleue de Bartók mise en scène par Pina Bausch. En 2005, il fête son 80ème anniversaire avec le London Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra, l'Ensemble intercontemporain et l'Orchestre de la Staatskapelle de Berlin qui tous, lui rendent hommage.

Le 6 novembre 2008, le musée du Louvre inaugure une exposition intitulée «Pierre Boulez. Oeuvre: Fragment». Dans une approche artistique pluridisciplinaire, le compositeur s'interroge sur les notions de fragments, d'inachevé, d'instantané.

En 2009, Deutsche Grammophon sort un coffret récapitulatif de ses enregistrements sur Bela Bartok, puis, en 2010, un coffret clôturant son cycle Gustav Mahler ainsi que deux enregistrements : Karol Szymanovski avec Christian Tetzlaff et Maurice Ravel avec Pierre-Laurent Aimard.

Enfin, en avril 2010, Pierre Boulez fête ses 85 ans en dirigeant l'Orchestre de l'Opéra de Paris dans un programme Olivier Messiaen (Chronochromie, Poème pour Mi, Et expecto resurrectionem mortuorum), rendant ainsi hommage à son professeur de composition.
  
Ce théoricien et pédagogue d'une grande clarté a défendu sans relâche la place de la musique nouvelle dans les programmes de concerts et encouragé la création musicale la plus exigeante.  Cet inlassable bâtisseur d'institutions a également été à l'origine de la Cité de la musique (inaugurée en 1995) et de la Philharmonie de Paris, ouverte en janvier 2015 sans lui, alors qu'il était déjà malade.

Source : francemusique.fr

// Publié le 17 décembre 2015

N'hésitez pas à partager vos annonces d'événements !

Pour cela, merci d'envoyer votre contenu (texte & visuel) par mail à fmfc.communication2@orange.fr
Votre annonce sera partagée avec les adhérents de la FMFC ainsi que publiée dans l'agenda du site et sur notre page Facebook.

Rejoindre la page Facebook de la Fédération Musicale de Franche-Comté. ici

 

// Publié le 25 novembre 2015

Académie Musicale d'été du Territoire de Belfort
Orchestre d'Harmonie Junior - du 17 au 22 août 2015

Face au succès rencontré lors des précédentes éditions, l'Académie Musicale d'Eté 2015 a été reconduite sur 6 jours. Elle eut pour but de permettre aux stagiaires d'acquérir encore plus d'autonomie dans leur pratique instrumentale et de développer les réflexes et comportements musicaux propres aux musiciens d'orchestre.
Placé sous la direction de Pascal Bouton, ce stage se déroula en pension complète. Dans un environnement approprié, il proposa des oeuvres variées aux essences originales.

EQUIPE PÉDAGOGIQUE

Direction Artistique
Pascal Bouton : 1er Prix des CRR de Besançon et Aulnay sous Bois, 1er Prix d’Excellence de Trompette, Formation Musicale et Musique de Chambre de la Confédération Musicale de France à Paris. Professeur de Trompette à l’École Départementale de Musique de la Haute-Saône. Chef d’Orchestre à vent, il dirige l’Orchestre d’Harmonie et l’École de Musique de la Ville d’Exincourt ainsi que l’Orchestre d’Harmonie de Pin-Emagny.

Anches doubles : Chantal Bellanger (professeur au conservatoire de Saint-Louis)
Clarinette : Arnaud Freund (professeur École de musique Héricourt)
Cor : Mathieu Anguenot (Directeur de l'École Municipale et Harmonie de Vesoul, Titulaire du C.A. de cor)
Flûte : Elise Boiteux (professeur C.R.D /C.A.B *)
Percussions : Thierry Mauvais (professeur C.R.D /C.A.B *)
Saxophone : Alexandre Thomas (professeur C.R.D /C.A.B *)
Trombone : Thomas Claverie (professeur à l’École de musique de Saint-Leu-La-Forêt et au Conservatoire d’Ermont, titulaire du DNSPM du CNSM de Paris)
Trompette : Laurent Belin (professeur à l'École départementale de Haute-Saône)
Tuba, euphonium : Julien Vincent (professeur École de musique Héricourt)

LIEU DU STAGE
Lycée Agricole de Valdoie Lucien Quelet
95, rue de Turenne BP 127
90300 VALDOIE

MERCI !
Département du Territoire de Belfort, la communauté de l'agglomération belfortaine, la Ville de Danjoutin, les stagiaires, l'équipe pédagogique et les personnes présentes aux concerts !

 

 

// Publié le 25 novembre 2015

Académie d'Automne du Jura 2015

Dans le cadre enchanté d’un automne jurassien se sont fait entendre les premières mélodies de la nouvelle Académie d'Automne du Jura. Nous sommes lundi matin, la trentaine de stagiaires venus du Jura, du Doubs et de Haute-Saône arrive au chalet Cyclamens de la Chaux-des-Crotenay où ils seront logés. Âgés de 12 à 50 ans, ils sont la preuve qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre et partager une passion. Ils sont accueillis par des professeurs issus de conservatoires et du milieu associatif : Franck Brodu, clarinettiste, Karime Hendor, flûtiste, Alexandre Thomas, saxophoniste, Jean-Michel Vailloud, corniste, Jonathan Loubry, trompettiste, Etienne Tinguely, tromboniste, David Partouche, tubiste, et Fabienne Lagrue, percussionniste.

Pendant une semaine, ils seront placés sous la direction artistique de M. Laurent Silvant et travailleront un programme alliant musique de chambre et orchestre d’harmonie. Une semaine inoubliable de musique, de partage, de découvertes artistiques et de bonne humeur créant des liens d’amitié forts. Lors des moments de détente, ils randonneront dans les magnifiques paysages jurassiens, rouge et or, danseront lors d’une soirée disco endiablée et se régaleront des bons petits plats de la cuisinière Mauricette. Ainsi et durant six jours, ils feront patiemment mijoter les ingrédients d’un concert réussi, enthousiasmant le public venu nombreux pour les applaudir à Clairvaux-les-Lacs. Le programme allait de la musique de films (Everybody need somebody, the pink panther, eye of tiger, Etc.) aux pièces originales pour orchestre d’harmonie (Dogon, Persian Dance N°2, Etc.) en passant par un medley de Michael Jackson ou bien encore des standards du jazz. Nous espérons que cette recette aura des répercussions positives sur la vie musicale de notre région. Rendez-vous en 2016 pour de nouvelles aventures musicales et amicales !

Antoine Rabut, chargé de mission à l’organisation de l’Académie d'Automne du Jura pour la FMFC

La vidéo des répétitions de l'Académie d'Automne du Jura :

 

L'affiche du concert de restitution de l'Académie Musicale d'Automne du Jura, le samedi 24 octobre 2015 à Clairvaux-les-Lacs.

Quelques photos du concert de restitution à Clairvaux-les-Lacs où les stagiaires arboraient fièrement leur t-shirt à l'effigie de l'académie !

Le concert de l'Académie d'Automne du Jura 2015 dans son intégralité :

Remerciements

Un grand merci à :

  • L’École Intercommunale de musique d’Arcade - Morez
  • L’École Intercommunale de musique “La Grandvallière“ - Saint-Laurent en Grandvaux
  • L’Union Musicale Clairvalienne - Clairvaux-les-Lacs
  • Le personnel du centre de vacances “Les Cyclamens“ - Chaux des Crotenay
  • L’équipe d’animateurs : Sara, Salim & Pierre
// Publié le 26 juin 2015

La pratique de la musique est un facteur essentiel de compétitivité.

Par Jean-Pierre Robin

Sa fête annuelle se tiendra dimanche 21 juin, jour du solstice d’été. Le slogan officiel, «Faîtes de la musique, Fête de la musique», est certes difficilement traduisible dans d’autres langues. La création de Jack Lang, qui remonte à 1982, alors qu’il était ministre de la Culture, n’en a pas moins essaimé aujourd’hui dans 130 pays. Succès planétaire.
La Suisse, industrieuse et prospère à rendre ses voisins verts de jalousie, a fait encore mieux : elle vient d’inscrire l’enseignement et la pratique de la musique dans sa Constitution ! «La Confédération et les cantons encouragent la formation musicale, en particulier des enfants et des jeunes », stipule l’article 67a du texte fondateur du pays. Notons que son préambule commence par ces mots : «Au nom de Dieu Tout-Puissant ! Le peuple et les cantons suisses conscients de leur responsabilité envers la Création…»
Voilà qui n’est pas banal, ni dans la forme ni dans le fond. C’est d’ailleurs unique au monde. Une telle initiative mérite à tout le moins considération, venant d’un pays dont la richesse nationale par habitant est le double de la nôtre, qui connaît le plein-emploi (à peine 3,3 % de la population active en chômage), et qui rémunère deux à trois fois plus ses salariés que chez nous, à qualification égale. Au point que chaque jour 150 000 Français franchissent la frontière pour bénéficier de cette manne que leur prodigue la Confédération helvétique.

L’inscription de la musique dans le socle constitutionnel n’émane aucunement d’un comité Théodule des programmes éducatifs qui se serait entiché de solfège. L’idée a fait l’objet de débats approfondis et reçu la consécration d’une votation populaire du pays entier. Le 23 septembre 2012 les citoyens helvètes se sont ainsi vu poser la question : « Acceptez-vous l’arrêté fédéral du 15 mars 2012 sur la promotion de la formation musicale des jeunes ? » Ils y ont répondu affirmativement à plus de 72 %. Leur volonté a donc été transcrite dans la Constitution de la Confédération.
Et pour que cela ne reste pas un vœu pieux, un programme pluriannuel 2016-2020 sera voté dans les prochains mois par le Parlement. Le projet existant souligne que « le chant et la pratique active de la musique permettent de vivre des émotions intenses et stimulent les compétences créatives, émotionnelles, intellectuelles et sociales des jeunes personnes ».

Promouvoir «les compétences créatives»?

C’est devenu une obsession aux États-Unis ; on ne compte plus les études expérimentales sur le développement des « capacités cognitives » lié à la pratique musicale, active ou passive. Même les organisations économiques internationales s’y mettent. L’OCDE, que l’on n’attendait pas dans ce registre, vient de publier un rapport intitulé «L’art pour l’art ? L’impact de l’éducation artistique. » Ce qui signifie que loin d’être un univers enchanteur clos sur lui-même, le monde de l’art a des retombées énormes sur les autres activités. Et pas seulement en termes pécuniaires directs, ce qu’on nous répète à satiété de façon bête et vulgaire en France, sous prétexte que « la culture crée des emplois, que les festivals sont essentiels pour le tourisme», etc.
Comme l’explique Barbara Ischinger, directrice de l’éducation et des compétences à l’OCDE, l’enjeu est bien plus fondamental. « Les compétences sont en passe de devenir la principale monnaie d’échange internationale du XXIe siècle. L’éducation doit notamment mettre l’accent sur les compétences qui favorisent l’innovation au sein de nos sociétés et de nos économies : créativité, imagination, communication et travail en équipe… L’éducation artistique est particulièrement bien placée pour favoriser ces compétences », dit-elle.
La musique plus que toute autre forme d’art, et les «musiques savantes » de l’Europe, de l’Iran ou de l’Inde encore plus, sont aptes à développer de telles qualités. L’OCDE cite Igor Stravinsky, l’un des compositeurs les plus populaires et orignaux du XXe siècle, déclarant que la musique « c’est un peu comme la pensée mathématique et les rapports mathématiques».

Voilà pourquoi les petits Suisses sont encouragés à développer une activité musicale, gage d’attention, de concentration, de précision, de travail collectif, et qui associe pensée abstraite et geste physique. Autant de qualités que l’on retrouve sans conteste déjà dans l’économie helvétique, réputée pour la qualité et le design exceptionnels de ses produits. De même que la Suisse se distingue par la simplicité et l’efficacité de ses modes de fonctionnement : ne parvient-elle pas à concentrer en 150 pages son Code du travail, quand il en faut vingt- cinq fois plus en France ?
Au moment où l’Hexagone est englué dans des querelles scolaires affligeantes, il ne faut pourtant pas désespérer. Notre pays s’est trouvé, autrefois, à la pointe de la réflexion développée actuellement à l’OCDE et que la Suisse met de façon si spectaculaire en application. Au début de la IIIe République après la défaite de 1870 contre la Prusse, la France s’est en effet reconstruite moralement à deux niveaux. Avec les fameuses réformes de l’enseignement de Jules Ferry (1881-1882) que personne n’a oubliées. Mais également par une politique musicale délibérée et beaucoup moins connue. La musicologue américaine Jann Pasler le rappelle dans un ouvrage fort original, La République, la musique et le citoyen 1871-1914. On en garde d’ailleurs la trace architecturale dans les milliers de kiosques à musique qui datent de cette époque (tous n’ont pas été détruits). Un autre temps assurément. Les « élites » politiques d’alors allaient au concert et n’étaient pas obsédées par leur « vraie passion pour le foot », selon la rengaine d’aujourd’hui.
 

// Publié le 30 avril 2015

Inauguration des nouveaux locaux de la CMF

Après plusieurs décennies passées au 103 Boulevard Magenta à Paris, le siège de la Confédération Musicale de France a déménagé début 2015 dans des nouveaux bureaux situés au 10-12 avenue de la Marne à Montrouge (92).

La plus grande fédération nationale de pratique musicale collective se devait de préparer son avenir et de réunir les conditions nécessaires pour aborder les contraintes d'une société qui bouge et qui mute. Les services de la CMF et CMF Diffusion sont désormais regroupés à la même adresse, dans des locaux refaits à neuf, modernes et colorés. Voir les photos des locaux (Photographe : Jalila DAHANE)

L'inauguration des nouveaux bureaux s'est déroulée mercredi 25 mars, en présence de Madame Sommaruga, Députée des Hauts-de-Seine, de Monsieur Metton, Maire de Montrouge, de l'architecte du projet, Monsieur Fruchet, et de nombreuses personnalités du monde musical français.

Nouvelles coordonnées de la CMF :

10/12 avenue de la Marne
92120 Montrouge (F)
Tél. : +33 (0)1 55 58 22 82 // Fax : +33 (0)1 47 35 63 08
Email : cmf@cmf-musique.org  // Site : www.cmf-musique.org

// Publié le 30 avril 2015

Les HARMONIES DANS LA TOURMENTE

Samedi 27 juin 2015 // Représentations à 18h et 21h30 // Place d’Armes // BELFORT

Composition, conception sonore : Sylvain Marchal
Textes, mise en espace, danse & mouvements : Quentin Juy
Direction, coordinateur artistique : Xavier Scheid

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la guerre 14-18, la Fédération Musicale de Franche Comté s’associe à la ville de Belfort et à plusieurs acteurs régionaux et belfortains pour créer et imaginer « un évènement».

Celui-ci prendra la forme d’un spectacle pluridisciplinaire, populaire (d’une heure environ) de plein air – dans une dynamique innovante, créative et valorisant lepatrimoine – tout en s’inscrivant dans l’histoire et la culture belfortaine, elle-même fortement imprégnée de cette époque.

Ce spectacle évoquera des éléments de la grande guerre sans chercher à s’orienter vers la fresque historique (on s’inspire de, sans décrire… pour renvoyer dans notre époque). Il est la rencontre d’une armée de musiciens, d’un régiment de comédiens et d’un bataillon de danseurs. Musique, Théâtre et Danse, 3 armes de construction massive au service du Souvenir. Cet événement prendra d’assaut la Place d’Armes, avec un public au coeur du conflit. Témoin et victime des feux amis.

300 musiciens issus de 8 orchestres d’harmonie !

Belfort, Giromagny, Valdoie, Ornans, Pouilley les Vignes, Poligny,, St Laurent en Grandvaux, Tavaux

MAIS ENCORE...

Classes de théâtre, de danse et de percussions du Conservatoire à Rayonnement Départemental de l’agglomération belfortaine, collectif tambours de Franche-Comté, compagnie Keichad, danseurs Hip-Hop 9ZCrew

Partenaires institutionnels : Ville de Belfort, Label Centenaire 14-18, Direction Régionales des Affaires Culturelles, Conseil Général du Territoire de Belfort, Conseil Général du Jura, Communauté de l'agglomération belfortaine

Avec l'aimable participation de : Groupama, Crédit Mutuel, France Bleu, Reno Music Besançon, Arènes Music Besançon

NOX & LUX / LE DVD

Un DVD du spectacle Nox & Lux est désormais disponible ! (1h20min env), un joli souvenir ou une bonne idée cadeau pour les participants de cette belle aventure !

N'hésitez pas à contacter la FMFC pour les modalités d'achat et d'envoi !

// Publié le 18 février 2015

Toute l'équipe de la Fédération Musicales de Franche-Comté a une pensée émue pour la disparition du maître Désiré DONDEYNE. Formateur de plusieurs générations de Chefs en Franche-Comté.

// Né à Laon dans le Nord en 1921, il commence par étudier la clarinette dans des conditions qui n’étaient pas toujours faciles mais avec le soutien absolu de ses parents. Il poursuit ses études musicales au conservatoire de Lille et puis au Conservatoire de Paris en 1936 en qualité de clarinette solo de la toute nouvelle Musique de l'air. Il étudie l'écriture au Conservatoire de Paris dans la classe de Tony Aubin. Il remporte sept premiers prix au CNSMD (Solfège, Musique de Chambre, Clarinette, Harmonie, Contrepoint, Fugue et Composition musicale). Il est par la suite nommé en 1954 chef de la Musique des Gardiens de la paix de Paris, considérée à l'époque comme une formation de second rang, mais que Désiré Dondeyne a su hisser au niveau des plus illustres formations musicales militaires françaises. Il suscite tout un répertoire d'œuvres originales qu'écrivent à son intention Darius Milhaud, Marcel Landowski, Jacques Ibert, Louis Durey, Ida Gotkovsky, Serge Lancen, Mickey Nicolas, etc. Il reste à la tête de cette formation jusqu’en 1979 et enregistre de très nombreux disques dont le premier enregistrement mondial de la Symphonie funèbre et triomphale d’Hector Berlioz, l’intégrale de l’œuvre pour harmonie de Darius Milhaud ou la recréation de Prométhée de Gabriel Fauré. Auteur du Nouveau Traité d’Orchestration en collaboration avec Frédéric Robert, Désiré Dondeyne fut aussi Directeur du Conservatoire National de Musique d’Issy-les-Moulineaux, Président de l’Union des Fanfares de France, membre du Comité d'honneur de la Confédération Musicale de France, il a aussi été président de la section française de la WASBE et membre d’honneur à vie de cette dernière. Il est un des fondateurs de l’Afeev. En parallèle à ses activités de chef d’orchestre, Désiré Dondeyne n’a jamais cessé d’écrire de la musique. Son immense catalogue aborde de très nombreuses compositions pour orchestres à vent, des œuvres pour solistes, un répertoire pour orchestres symphoniques, ensembles divers, musique de chambre et chœurs. Maître de l’orchestration pour les ensembles à vent ses adaptations, instrumentations et orchestrations sont fameuses. Son charisme et sa générosité l’ont conduit à promouvoir les orchestres d’harmonie, fanfares, batteries-fanfares, ensembles d’accordéons…tant professionnels qu’amateurs. Il est pour son biographe Francis Pieters le « Pionnier de la Musique pour Orchestre d’Harmonie en France au XXe siècle ».

Source Biographie : Association Française pour l'Essor des Ensembles à Vent

Photographie : Christophe Desnault

 

Hommage de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication à Désiré Dondeyne

Désiré Dondeyne était l'une des plus grandes personnalités des musiques militaires et d'harmonie. Il s'est éteint à quatre-vingt-treize ans, après une longue et riche carrière de chef d'orchestre et de compositeur commencée comme clarinette solo de la toute nouvelle Musique de l'Air, en 1936.
Sous sa baguette, cette musique noble et populaire a conquis un public de plus en plus éclairé d'amateurs, et la Musique des gardiens de la paix est devenue l'une des plus illustres formations militaires françaises. Avec lui, la musique ne connaissait plus la frontière du genre. Il a donné la même solennité à une marche militaire et à une symphonie funèbre de Berlioz ou Fauré. Dans son répertoire, on trouve même des morceaux qui ont été spécialement composés pour lui par Darius Milhaud, Marcel Landowski ou Jacques Ibert.

Les très nombreux musiciens qu'il a formés à la musique militaire et d'harmonie, ont perdu un père.

Voir l'article sur le site de Culture & communication.gouv

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